Approuvé par l’assemblée générale du

Bilan d’activité 2019

, par Natalie Gandais

Rapport d’activité de la Présidente Danièle Toru
Approuvé à l’unanimité par l’assemblée générale annuelle du 11 janvier 2020

Nous sommes ici pour nous retrouver comme tous les ans, pour faire le point des activités de La Grande Ourse durant l’année qui vient de se terminer, et pour se projeter sur l’année 2020.

Pour faire le bilan de l’activité 2019, j’ai relu le projet que nous avions proposé à l’AG du 12 janvier 2019 :
- Développer des activités associatives, culturelles, à orientation écologique, faisant intervenir des experts, des artistes afin de créer du lien humain au sein de l’ensemble des publics de Villejuif et notamment au niveau des personnes issues des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
- Maintenir l’activité de la salariée « Chargée de projet »
- Maintenir et renforcer l’activité bénévole.

Bilan

1 - Développer nos activités

a) Cuisiner ensemble

Cette activité qui a été le moteur lors de la création de La Grande Ourse en 2017, afin de promouvoir la cuisine végétarienne à partir d’ingrédients bios, bonne pour la santé, le climat, et de coût modéré, a été poursuivie, de manière itinérante (vu l’impossibilité de trouver un local). L’année dernière nous avions pu organiser des dîners-débat à la Crêperie prêtée par Enzon, le propriétaire de Pastavino, mais cette année la Crêperie n’était plus disponible. En 2018 nous avons écrit le livre de cuisine, nous avons continué de le vendre en 2019. Comme les années précédentes nous avons été présents lors des manifestations à Villejuif, municipales ou privées, en tant que café itinérant.

Ainsi, nous avons participé au Vide Grenier du Centre-Ville le 19 mai, à la Fête de la Nature de l’école Supbiotech le 23 mai, à la Fête de la Jeunesse aux Lozaits le 22 juin.
Nous avons amélioré nos capacités d’interventions itinérantes grâce à l’achat de deux remarques pour les vélos de Patrick et de Natalie, inaugurées pour le Forum de Rentrée des associations le 14 septembre.
Enfin, nous avons tenu un stand à la Fête départementale des solidarités le 15 décembre.

D’autre part, dans le cadre du projet Cuisiner ensemble, nous avons noué un partenariat avec le Secours populaire, en accompagnant le projet « En cuisine avec Zahra » d’une de leur bénévole, Zahra Essaharaoui, qui propose de cuisiner à domicile chez des personnes âgées des plats végans.

b) Potager ensemble

Nous avions commencé à développer cette activité en 2018 dans les quartiers Sud, dans le jardin de la Paroisse Sainte-Colombe. Des séances de jardinage régulières ont eu lieu les samedis matin, fréquentés par 2 à 5 personnes, et l’arrosage a été réalisé tout l’été.

Nous avons obtenu en début d’année 2019 l’accord de la Semhach (la société qui gère les terrains attenants à l’usine de Géothermie) pour que l’association accède à ces terrains et y réalise des potagers en permaculture, avec la participation notamment des habitants des quartiers prioritaires qui sont à proximité immédiate (Dumas) ou très proche (Gouret, Vercors).
Nous avons tenu des ateliers de jardinage les mercredi et dimanche jusqu’au mois de juillet, puis une permanence « arrosage et récoltes » trois fois par semaine, puis nous avons ré-ouvert les ateliers de septembre à décembre.
Les ateliers ont été fréquentés régulièrement par 2 à 10 personnes.
Dans ce nouveau jardin, 5 buttes de permaculture ont été réalisées, et nous avons pu cultiver les cinq grands bacs. Les récoltes ont été prometteuses !
Notre présence à la Géothermie fait l’objet d’une convention avec la ville.

Nous avons organisé plusieurs manifestations dans le cadre de l’activité Potager ensemble.

- Le 26 juin, c’était l’inauguration du potager de la Géothermie, en musique grâce à la participation de Danse qui vive. Nous avions annoncé 2 ateliers (création d’une butte de permaculture, fabrication d’un hôtel à insecte) et un pique-nique. 40 personnes nous ont rendu visite.

- Le 25 octobre, grâce au financement du GOSB, nous sommes allés en car visiter la Ferme Bio du Bec Hellouin, le lieu en France où a été initiée la permaculture. 19 personnes : adhérent-e-s et ami-e-s de la Grande Ourse, invités des associations de solidarité et de jardinage de Villejuif et du Val de Bièvre (Jardicité, Herbes folles, le Sel, les Butineurs du Val de Bièvre) et même les porteurs d’un éco-lieu dans l’Eure, ont participé à la sortie. Nous sommes revenues avec une abondante documentation !

- Les week-end des 16-17 et 23-24 novembre, dans le cadre du mois de l’ESS, nous avons organisé 4 ateliers (formation à la permaculture et design), deux à sainte Colombe et deux à la Géothermie, animés par l’association Vergers Urbains qui est implantée à Paris dans le 18e et qui réalise de nombreux projets d’implantation de potagers.

Ces interventions - auxquelles ont participé 8 à 10 personnes (dont 3 enfants) selon les dates, et notamment des visiteurs venus de Villejuif ou des villes voisines grâce à l’information du GOSB - nous ont permis de concevoir ensemble les plans d’aménagement des potagers « idéaux » dans les deux jardins.

Nous avons rencontré cette semaine la Paroisse et la Semhach pour leur présenter les projets. Nous aurons l’occasion d’en reparler dans la partie « Perspectives 2020 ».

c) Composter ensemble

C’est une nouvelle activité que nous avons développée cette année.
En mai, après une visite à la Maison de l’environnement du Val de Bièvre, nous avons lancé le projet de compostage collectif à Sainte-Colombe, pour réduire les déchets ménagers, alimenter le potager en compost, et créer des occasions d’échanges et de convivialité (gouters, plantations) avec les habitants du quartier. Le maître composteur Damien Houbron, mandaté par le GOSB, est venu faire un diagnostic, puis il nous a aidé à installer les 3 composteurs que nous avons inaugurés le 4 juin, ayant invité les habitants du quartier. Des bio-seaux ont été distribués à plus de 15 personnes, Thierry passe régulièrement brasser le compost. Un premier composteur a été rempli, le deuxième est entré en service.
Depuis, deux projets de compostage collectif se développent dans le voisinage, l’un à Mermoz (bailleur social) et l’autre rue de Chevilly (copropriété).

Pour le jardin de la Géothermie, nous avons répondu à l’appel à projet sur la réduction des déchets du GOSB, pour y organiser du compostage collectif et la récupération des déchets de jardin (branches, tontes de pelouse) dont nous avons besoin pour enrichir le site en matière organique.

2 - Maintien de l’activité « chargée de projet »

Le contrat aidé a pu être renouvelé en mai après une visite au groupe d’appui en ressources humaines de la Fabrique (GOSB) et le dépôt d’un dossier argumenté à Pôle emploi.

3 - Maintenir et renforcer l’activité bénévole

Nous avions en 2019 : 24 adhérents actifs, 1 adhérent usager, et 3 ou 4 visiteurs réguliers.

Le conseil d’administration s’est réuni plusieurs fois au premier semestre, une réunion de rentrée de tous les adhérents a eu lieu à la géothermie en septembre, ensuite le bureau a pris le relais pour la mise en oeuvre des projets.

Partenariats

Comme les années précédentes, nous avons cherché des partenariats et des financements auprès des collectivités, des Fondations et de l’État.

Nous avons obtenu les subventions de fonctionnement de la Ville (200 euros) et du Département (300 euros). Ainsi qu’une importante subvention de fonctionnement du Ministère de la cohésion sociale (12 000 euros) (FDVA2 : fond de soutien à la vie associative).

Nous avons participé à la soirée « Politique de la Ville » organisée par la Ville en décembre.

Pour les projets, nous avons obtenu 2000 euros du GOSB (FSIL : Fond de soutien aux initiatives locales), 2000 euros du Département (Vie associative). Nous attendons 200 euros du Département pour notre participation à la Fête des solidarités et 3000 euros du GOSB pour la réduction des déchets.

Nous avons également rencontré, en octobre, le délégué du Préfet dans la perspective de recourir au dispositif Adulte-relais.

Enfin, l’accompagnement par le DLA (Dispositif local d’accompagnement des structures de l’ESS) s’est concrétisé en fin d’année, avec la mission de Claire Goichot, consultante en stratégie de l’Économie sociale et solidaire, qui se poursuivra jusqu’en mars prochain.